Collections au pluriel, Collection au singulier : c’est le titre de l’exposition inaugurale de ce musée.

Dans ce cabinet de curiosités, nous vous montrons comment, depuis 2019, les collections d’Hélène Costa, originaire de Grasse, et de Magali Pascal, d’Arles, dialoguent entre elles.

L’objet de collection est avant tout une véritable quête pour le collectionneur. Dès qu’il en a la possession, il rejoint un ensemble d’objets qui, peu à peu, s’enrichit. Chaque nouvelle pièce éclaire et complète la vision ou l’étude que le collectionneur porte sur son sujet.

Hélène Costa et Magali Pascal n’avaient pas pour but d’accumuler des objets sans raison. Elles cherchaient véritablement à comprendre et à étudier les phénomènes de mode, les changements esthétiques visibles et portés par les femmes de la région.

Prenez le temps d’observer chaque vitrine. Les numéros qu’elles portent vous renvoient au panneau de salle et aux légendes correspondantes.

Dans la fenêtre numéro 3, vous pouvez admirer le portrait d’une jeune Arlésienne peint vers 1818 par Michel Philibert Genod. Cette œuvre, appartenant à la collection personnelle d’Hélène Costa, suscitait chez Magali Pascal un vif émoi. Elle en fit l’étude et choisit de l’utiliser en couverture du tome II de sa trilogie sur l’histoire du costume d’Arles, en vente à la boutique du musée.

Sur ce portrait, la jeune femme porte au cou un bijou emblématique de la mode arlésienne depuis le XVIIIᵉ siècle : la croix dite « maltaise ». Vous la retrouverez dans la fenêtre numéro 9 au cou d’une autre Arlésienne peinte en tenue de mariage de la même époque. Juste en dessous, vous pourrez observer une paire de boucles d’oreilles rondes appelées « poissardes », ainsi qu’un bracelet typiquement local nommé «coulas ».

En vous avançant vers le fond de la salle, vous découvrirez, dans un renfoncement, une robe à la française en soie jaune. Exceptionnelle par son décor, elle porte à l’intérieur une mention manuscrite la datant de 1789. Elle apparaît ainsi comme l’un des derniers témoignages de la mode aristocratique sous l’Ancien Régime.

Soyez attentifs également à la petite fenêtre située dans le couloir : vous y apercevrez une mariée arlésienne des années 1900. Arrêtez-vous quelques instants… Silence… Ça tourne !